Dormir pour rester en bonne santé


Trop courtes ou trop longues, nos nuits ont des conséquences au quotidien sur notre forme et à plus long terme sur notre état de santé.

Dormir trop peu est source de fatigue et, à la longue, d’altérations métaboliques, endocriniennes et immunologiques. A noter que les longues nuits de sommeil pourraient être interprétées comme autant de signaux de risque de maladies comme la dépression ou les apnées du sommeil.

Combien de temps faut-il dormir pour rester en bonne santé ? Cinq études prospectives, portant sur 474 684 hommes et femmes répartis sur 8 pays, nous donnent quelques indications.

 

 

Sont considérés comme « courts dormeurs » les personnes dont les périodes de sommeil sont inférieures à 5 à 6 h par nuit.

 

Les « longs dormeurs » dorment en moyenne plus de 8 à 9 h par nuit.

 

Ces études ont permis de préciser le lien entre la durée du sommeil et certains risques de santé. Ainsi, les nuits de courte durée peuvent être associées à une augmentation de 48% du risque d’accidents coronariens et de 15% du risque d’AVC.

 

Même constat chez les longs dormeurs pour qui le risque d’accidents coronariens est également augmenté de 38%, d’AVC de 65% et d’autres maladies cardiovasculaires de 41%.

 

 

Focus : l’apnée du sommeil, un mal méconnu

L’apnée du sommeil touche 4 à 6 % des adultes et est également présente chez l’enfant.

Les personnes touchées subissent des pauses respiratoires pendant leur sommeil. Chez l’adulte, le syndrome est caractérisé lorsque l’on constate plus de 10 pauses respiratoires de plus de 10 secondes par heure de sommeil. Ces pauses provoquent des asphyxies, un fractionnement du sommeil et une mauvaise qualité du sommeil. Le sujet souffre alors souvent de somnolence diurne.

Les pauses respiratoires sont souvent accompagnées d’un ronflement important et parfois de sensation d’étouffement, d’un sommeil agité voire d’une transpiration nocturne abondante. Les malades souffrent souvent de maux de tête au réveil, de troubles sexuels, de troubles de la mémoire et de la concentration, et parfois de signes de dépression.

Les apnées du sommeil peuvent favoriser l’apparition de troubles du rythme cardiaque, d’hypertension artérielle, et la survenue d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral.

L’hypersomnolence diurne est dangereuse car elle peut provoquer des endormissements au travail ou pendant la conduite.

 

En savoir plus :

Dormir trop peu ou trop longtemps favorise les maladie coronariennes ou les accidents vasculaires cérébraux

Association Sommeil et Santé

 

Illustration : istockphoto



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