L’inactivité physique serait responsable d’un décès sur dix dans le monde
Ce devrait être un problème de santé publique et pourtant, l’inactivité physique n’est pas traitée à la hauteur des dégâts qu’elle cause, selon un numéro du magazine britannique Lancet publié à la veille des JO. En effet, cette lacune serait à l’origine d’un décès sur dix dans le monde (5,3 millions de décès sur les 57 millions répertoriés), soit à peu près autant que le tabac ou l’obésité.
Plus précisément, 6 à 10% des quatre grandes maladies non transmissibles (maladies cardio-vasculaires, diabète de type 2, cancers du sein et du côlon) seraient liées au fait de pratiquer moins de 150 minutes d’activité modérée par semaine, comme recommandé par l’OMS.
Selon une autre étude menée sur 122 pays et pilotée par l’Université de Pelotas au Brésil, un tiers des adultes et 4 adolescents sur 5 dans le monde ne font pas suffisamment d’exercice physique, ce qui accroît de 20 à 30% leurs risques d’avoir des maladies cardio-vasculaires, du diabète et certains cancers. On peut même établir un classement des pays les plus concernés : les adultes les plus négligents se trouveraient à Malte, en Serbie et au Royaume Uni, tandis que les plus actifs seraient en Grèce et en Estonie.
On constate que dans la plupart des pays, l’inactivité augmente avec l’âge et s’avère plus importante chez les femmes que chez les hommes. L’inactivité augmente également dans les pays à hauts revenus.
Pour remédier à ce déficit, les campagnes de sensibilisation paraissent efficaces lorsqu’elles donnent des conseils d’ordre pratique du type « 30mn de marche par jour » ou « monter les escaliers plutôt que prendre l’ascenseur ».
En savoir plus
L’inactivité physique tue une personne sur dix dans le monde
Illustration Stock Xchng / Marganz























